Il est justement capital pour les élèves dits "faibles" qu’ils bénéficient au plus tôt d’un fort soutien linguistique. Pour les enfants issus de milieux guère à même de leur apporter ce soutien précoce (milieux socio-culturels peu propices à la formation, où le problème de l’allophonie vient encore souvent aggraver la situation), la mise en place d’une valorisation précoce des compétences linguistiques dans la langue d’enseignement locale revêt une importance déterminante. Ce soutien se fait généralement dans le cadre des structures d’encadrement préscolaire et périscolaire. Les élèves plus faibles tirent également profit d’un enseignement précoce des langues étrangères: dans celui-ci, la didactique est adaptée à l’âge des élèves et l’enseignement – et par conséquent aussi l’évaluation – est moins axé sur les seules dimensions cognitives. Il serait totalement faux de vouloir dispenser précisément ce groupe d’élèves de l’enseignement des langues étrangères. Ces jeunes en seraient doublement pénalisés, car les formations subséquentes ainsi que le marché du travail présupposent toujours des compétences en langues étrangères.